Parfois la plume s'envole et le sens retombe, intact, sur les diaphanes ailes de notre compréhension. Mais quelquefois au contraire, c'est dans la concision ultime que se dessine la trame intemporelle. Et tel un orfèvre de la langue française, posés sur quelques notes, les mots peuvent enfin ciseler ce qui jamais ne meurt.
mardi 1 décembre 2009
lundi 16 novembre 2009
De toi à moi
De moi à toi
De toi à moi
Deux mois à toi
Déjà à moi
Demi à toi
Deux toits amis
De mie à trois
Étroits amis
À demi en droit
En ce que l'âme lie
De toi à moi
Deux mois à toi
Déjà à moi
Demi à toi
Deux toits amis
De mie à trois
Étroits amis
À demi en droit
En ce que l'âme lie
vendredi 6 novembre 2009
Move ôde épars
Une lueur craintive, timide, pâlote
S'immisce dans la froide incertitude
Un nouveau jour se fait, moins rude
Laissant le passé comme une pelote
Le chemin glisse entre les pierres
Laissant à d'autres les écueils
Plutôt que stocker comme l'écureuil
Je m'en vais flâner le nez en l'air
Saisir l'incertain et vivre le rêve
Tendre la main vers l'impossible
Perdre l'immobilité paisible
Prendre une merveille, même brève
Un jour se lève et ce matin
Il n'y a plus deux, mais un chemin
Sans hésiter, saisir la chance
Et c'est à deux que l'on avance
S'immisce dans la froide incertitude
Un nouveau jour se fait, moins rude
Laissant le passé comme une pelote
Le chemin glisse entre les pierres
Laissant à d'autres les écueils
Plutôt que stocker comme l'écureuil
Je m'en vais flâner le nez en l'air
Saisir l'incertain et vivre le rêve
Tendre la main vers l'impossible
Perdre l'immobilité paisible
Prendre une merveille, même brève
Un jour se lève et ce matin
Il n'y a plus deux, mais un chemin
Sans hésiter, saisir la chance
Et c'est à deux que l'on avance
lundi 22 décembre 2008
Tendre vers... Tendre vert ?
Perfection. Aucun autre mot ne contient plus d'ennui.
Certaines choses n'ont de valeur que tant qu'elles restent hors d'atteinte.
L'utopiste a de cela de bon qu'il ne verra pas son monde s'écrouler sous le poids de ses rêves devenus réalité.
Attendez une date de pied ferme. Tuez l'instant.
Certaines choses n'ont de valeur que tant qu'elles restent hors d'atteinte.
L'utopiste a de cela de bon qu'il ne verra pas son monde s'écrouler sous le poids de ses rêves devenus réalité.
Attendez une date de pied ferme. Tuez l'instant.
mardi 9 décembre 2008
Volition
Petite pousse à peine nourrisson
Petite teigne aucune ignition
Regard de feu apporte frissons
Grille le peu dans sa perdition
Regarde-la grandir en toi cette phrase
Sens cette bulle amoindrir tes sens
Connais cette fièvre en qui tu te perds
Cours le danger enfuis-toi encore
Un sillon perfide qui trace tes pas
Une veine insipide qui te fend le bras
Dessine les rêves invente les songes
Le temps d'une trève repasse l'éponge
L'eau qui en descend de cette urne pleine
Un pion indolent vient prendre la reine
Et ce qui se tache finit par déteindre
L'effort se relâche en effort moindre
Ce qui court ainsi se perd en chemin
Une pensée futile qui rompt le raccord
S'allonge dans l'exil qui fut sa vertu
Et des yeux fusille le pâle inconnu
Cette silhouette seule à qui retenues
Tes promesses scellent le pacte ténu
Telle l'émanation de ton allégence
Au temps des futurs la moindre souffrance
Mais qui de ceux-là tant bien en beauté
Qu'en sagesse vienne enfin se hisser
Parmi ceux qui justes furent considérés
Viendras-tu au-delà à la fin te hisser ?
Petite teigne aucune ignition
Regard de feu apporte frissons
Grille le peu dans sa perdition
Regarde-la grandir en toi cette phrase
Sens cette bulle amoindrir tes sens
Connais cette fièvre en qui tu te perds
Cours le danger enfuis-toi encore
Un sillon perfide qui trace tes pas
Une veine insipide qui te fend le bras
Dessine les rêves invente les songes
Le temps d'une trève repasse l'éponge
L'eau qui en descend de cette urne pleine
Un pion indolent vient prendre la reine
Et ce qui se tache finit par déteindre
L'effort se relâche en effort moindre
Ce qui court ainsi se perd en chemin
Une pensée futile qui rompt le raccord
S'allonge dans l'exil qui fut sa vertu
Et des yeux fusille le pâle inconnu
Cette silhouette seule à qui retenues
Tes promesses scellent le pacte ténu
Telle l'émanation de ton allégence
Au temps des futurs la moindre souffrance
Mais qui de ceux-là tant bien en beauté
Qu'en sagesse vienne enfin se hisser
Parmi ceux qui justes furent considérés
Viendras-tu au-delà à la fin te hisser ?
mardi 22 juillet 2008
Souffle
Une brise glacée s'est enroulée ce matin
Des sentes enneigées aux arètes vives
Elle enrobe les arbres de son linceul
Voile jeté sur les crochets acérés tendus vers le ciel
Déchire la tiédeur à la saveur musquée
Piétine l'étuve de son pas mordant
Elle tempête dans les clochers
Articule le gong de la dernière chance
Envole les tuiles du renouveau
Une brise qui s'emballe et fend
Les racines qui craquent et se fendillent
Sous nos pas décidés à surmonter
La marée indicible qui s'accroche à nos visages
Meurtrissures avides de sang chaud
Vampire accablé par la solitude
Goule hystérique grinçant dans les ruines
Momie bruissant dans les feuillages mourants
Serpent qui rampe sans jamais se montrer
Caresse chuitante à donner la nausée
Vrille sclérosante qui entrave nos mouvements
Elle porte le froid, féconde la mort
Et dans un dernier hurlement sinistre
S'enfuit dans le lointain
Alors que se lève enfin l'aube
Des sentes enneigées aux arètes vives
Elle enrobe les arbres de son linceul
Voile jeté sur les crochets acérés tendus vers le ciel
Déchire la tiédeur à la saveur musquée
Piétine l'étuve de son pas mordant
Elle tempête dans les clochers
Articule le gong de la dernière chance
Envole les tuiles du renouveau
Une brise qui s'emballe et fend
Les racines qui craquent et se fendillent
Sous nos pas décidés à surmonter
La marée indicible qui s'accroche à nos visages
Meurtrissures avides de sang chaud
Vampire accablé par la solitude
Goule hystérique grinçant dans les ruines
Momie bruissant dans les feuillages mourants
Serpent qui rampe sans jamais se montrer
Caresse chuitante à donner la nausée
Vrille sclérosante qui entrave nos mouvements
Elle porte le froid, féconde la mort
Et dans un dernier hurlement sinistre
S'enfuit dans le lointain
Alors que se lève enfin l'aube
vendredi 4 juillet 2008
Faim de semaine
Que voulez-vous, juillet est enfin là, et partout on s'écrie "c'est les vacances", "rechergez vos batteries pour nous revenir en forme !", ou encore "profitez-en bien".
En profiter. Voilà quelque chose que je ne risque pas de faire. Pas de vacances cet été, au moins j'étais prévenu dès le départ. Mais c'est seulement maintenant qu'on se dit que finalement c'est bien pénible de continuer à travailler quand les autres partent en voyage, visitent leurs amis ou leur famille, ou encore s'éclatent comme ils peuvent.
M'enfin, je ferai comme je peux. Je profiterai de mes jours fériés. De mes week end. C'est un peu fatiguant à la longue mais ça donne l'impression d'être actif, de faire des choses, de bouger.
Qu'on se le dise. Profiter du beau temps tant qu'il y en a ! Devise à retenir dans cette chère Belgique...
En profiter. Voilà quelque chose que je ne risque pas de faire. Pas de vacances cet été, au moins j'étais prévenu dès le départ. Mais c'est seulement maintenant qu'on se dit que finalement c'est bien pénible de continuer à travailler quand les autres partent en voyage, visitent leurs amis ou leur famille, ou encore s'éclatent comme ils peuvent.
M'enfin, je ferai comme je peux. Je profiterai de mes jours fériés. De mes week end. C'est un peu fatiguant à la longue mais ça donne l'impression d'être actif, de faire des choses, de bouger.
Qu'on se le dise. Profiter du beau temps tant qu'il y en a ! Devise à retenir dans cette chère Belgique...
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