lundi 30 juin 2008

Las Vegas Parano

La fascinante mutation en loques dérivant dans un océan psychédélique de deux pauvres types défoncés à tout ce qui leur passe par la main. Quand se transformer en bête permet d'oublier la triste condition humaine le temps d'une dose. Montée en puissance exponentielle vers une avenir apocalyptique à retardement. Une bombe tout à fait unique, un cocktail fou furieux que même Lucifer bannit naguère des entrailles de la terre.

Voilà ce qui attend nos deux compères. Une odyssée fantasque et inutile vers le fin fond d'abysses insondables qui dépassent de loin tout espoir de compréhension humaine. Peut-être cela vaut-il mieux. Pour eux ? Ou pour nous ?

Ce délice visuel patiné par le temps s'empare du spectateur pour le plonger dans un tourbillon coloré aux délires débordant de l'écran jusque sur les chaussures. De nouvelles ramifications sensorielles semblent nous être greffées tandis que l'on suit les péripéties éminement inutiles de ces deux quidams. Sous nos yeux ébahis s'étale une décadence démentielle, la folie sourdant de chacun des actes de ce trésor visuel et sonore sortant tout droit du cerveau en bouilli d'un raton-laveur narcoleptique.

Grisant, entraînant, démentiel, gigantesque, énorme. Ce film a de quoi vous faire passer un bon moment. Tant que vous ne vous prenez pas la tête à tenter de percer les mystères ésotériques qui se cachent sous la surface trouble !

En une phrase, l'existence de ce film peut se résumer ainsi :

"Trop bizarre pour vivre.
Et trop rare pour mourir."

Une jolie citation qui serait également valable pour beaucoup de monde un peu partout !
Que la Folie soit avec vous !

Une petite vidéo pour que vous puissiez vous replonger dans ce monde unique. Attention spoiler !

dimanche 29 juin 2008

Cette Bretagne qui m'appelle

Ah la Bretagne ! Terre lointaine, pour moi du haut de mes hautes montagnes et collines.

Seulement par deux fois j'ai foulé son herbe, par deux fois seulement j'ai respiré son air iodé. Mais je sais que mes pas m'y ramèneront encore. Un peu comme si dans mon sang un certain héritage celtique me guide vers ces terres qui me font rêver, et dont l'atmospère m'enchante.
Bretagne, Ecosse, Irlande... Scandinavie... Autant de lieux que je ressens au fond de moi.

Cette Bretagne qui m'appelle. Belle endormie sous le soleil couchant, pleine de promesses à l'aube. Sauvage sous le vent furieux, dure sous la tempête. Mais même sous la pluie, elle reste attirante à mes yeux. Ses côtes déchiquetées me font bien plus rêver que des kilomètres de plage de sable fin. J'aime plus que tout voir l'océan en furie se briser en vagues terribles contre les rocs. Et nous, un peu plus haut, de nous abreuver des embruns qu'il nous envoie.

Une bruine rafraîchissante. Et puis dans les narines un parfum de beurre fondu, un goût de sarrasin. Les bulles d'un cidre goûteux. C'est un petit peu mon paradis caché, comme un contrepoint à mon amour de la montagne.

Et puis il ne faut pas oublier la musique celtique. Cette musique dont je me nourris depuis que je suis petit, avant même de savoir marcher. Et parmi tous, les premiers à me donner cet entrain furent les joyeux hères de Tri Yann.

Enjoy

jeudi 26 juin 2008

Jolie (et triste) petite histoire...


... espoir ?

Ce soir je vais vous parler d'un manga animé. Vous bien incertain j'en conviens, mais je ferai avec.
L'histoire se déroule dans un hôpital. Le personnage principal (je n'aime pas le terme de "héros") est un lycéen de 17 ans, hospitalisé pour cause d'hépatite aigüe. Son chemin va croiser, par l'intermédiaire d'une infirmière tyrannique en apparence (mais finalement au grand coeur), celui d'une fille de son âge, gravement malade. Souffrant d'une déficience cardiaque, elle ne sait pas le nombre d'années qui lui restent à vivre.

C'est dans cet univers que va se dérouler une histoire simple et touchante. Qui pour une fois ne verse pas dans l'exagération ou l'exploitation à outrance de clichés, et se centre sur la trame. Courte, il y a en tout et pour tout 6 épisodes. Cela change de la plupart des séries aux innombrables suites.

Le titre de cette découverte heureuse est :
Hanbun no Tsuki ga Noboru Sora

A regarder et à conseiller. Mmm sans doute un animé plus orienté pour les filles. Les insensibles s'abstenir. Il n'y a ni sang, ni combat, ni remue-ménage continuel.

mercredi 25 juin 2008

Envie de changer d'air

Mais l'air ne veut pas de moi. Envie de voyager, de voir de nouvelles contrées, de nouvelles personnes, apprendre à en connaître. Bien, si cela se passe bien. Mais non pourtant. Une lassitude qui me tue. Un dédouanement qui n'attend rien en retour. Une spéculation inique et une envie de tout foutre en l'air. Mais une flemme aigüe qui s'accroche à mes pas, se colle à mes baskets. Je voudrais décoller mais je reste cloué au sol comme un ver de terre.

Une boule qui rêve qu'elle roule mais qui est depuis longtemps cassée en deux. Une coquille de noix échouée qui croit encore en la mer. Un paquebot qui passe dans le ciel avce son cortège de mariées en robe noire. Prince des nuées qui ne m'attire nullement. La faux tranche mais les fils sont inombrables. Le faux ne tranche pas le vrai.

Mais le vrai est dur. Le vrai blesse les yeux et détruit le coeur. Mais seul le vrai peut rendre pleinement heureux, seul le vrai permet le bonheur durable. Paradoxe ? Un de plus, je ne suis plus à ça près. Mes vagabondages dépités n'apportent jamais de réponse nette, seulement des directions qui se recoupent ou s'écartent, et qui transforment petit à petit cette grande toile dans ma tête.

Une fresque mouvante qui n'en finit jamais de recevoir des boulets de canon, et qu'il faut reconstruire. Morceau par morceau. Pièce par pièce. Comme un puzzle. Sauf que l'image que le puzzle construit existe. Ce qui n'est peut-être pas le cas de la mouvance constante qui n'est peut-être que le reflet d'individus dans un miroir abscons.

Ne cherchez plus l'ultime lieu pour se perdre. Il est bien plus proche que vous ne le croyez. Et pourtant vous ne le contemplerez jamais.

mardi 24 juin 2008

Le Rythme dans la Peau

Johnny Clegg. Même vieillissant il dégage autant d'énergie. Il faut vraiment que je le voie au moins une fois en concert avant qu'il prenne sa retraite. Ce type a la musique dans la peau. Alors que son pays est baigné par la peur et la violence, il tente aux cotés d'autres braves de faire s'élever le chant de la paix.

Asimbonanga, un hymne à l'amour entre les peuples, à l'acceptation des différences. Le cri d'un peuple, qui pourtant touche tout le monde. Du moins je l'espère...

Pas de longue dissertation cette fois, Jonnhy Clegg reviendra sans doute marcher à mes côtés avant la fin.



Sans oublier bien entendu Savuka, son dernier groupe en date, et avec qui il a créé ses plus grands chants.

lundi 23 juin 2008

La Voix du Silence

Il faut apprendre à écouter
Encore plus lorsqu'il semble qu'il n'y ait rien à entendre


Un court silence en dit parfois bien plus qu'un long discours
Le silence s'écoute également


"La vie n'est qu'une histoire racontée par un idiot, pleine de bruit et de fureur, qui ne signifie rien"
Shakespeare

dimanche 22 juin 2008

Les cerfs pillèrent

Aujourd'hui fut une journée particulièrement chargée de... rien. Pas grand-chose de neuf, pas grand-chose à dire. Lever tardif, déjeuner tardif. Donc repas tardif, mais avant ça, nettoyage complet de la chambre, poussière et mavage à grande eau. Pas si grande que ça, les proprios en dessous n'apprécieraient sans doute pas d'être noyés. Le plancher c'est en bois, le plancher ça a des fentes, faut faire attention.

Grand nettoyage d'été donc, fenêtre grandes ouvertes sur une chaleur suffocante. L'air est lourd, vraiment lourd. Et puis d'ailleurs voilà l'orage qui éclate soudainement. Voilà qui va nous rafraîchir. Quoique pas tant que ça, tant que les éclairs tombent il faut fermer la fenêtre ! Alors on crève de chaud. Puis ça se calme, alors on ouvre. Ouf ça rafraîchit un peu enfin ! Du coup on se laisse aller, musique dans les oreilles et...

Sacrebleu ! Il pleut ! En travers, et l'eau rentre par la fenêtre. Qui est ouverte. Un saut rapide et puis c'est fini. Encore un moment à apprécier la chaleur -_-
Moins marrant, j'ai eu la bonne idée de mettre les poubelles dehors. Sûr que ça les ventile et empêche que ça sente dans la maison, mais à présent les sachets sont mouillés. Fichtre !

Bon, petite marche pendant que le linge se fait, les rues presque vides, calmes. Les senteurs des arbres après la pluie. Un peu de sérénité dans ce monde de bruit et de fureur. Et déjà le soir qui referme ses mâchoires sur la ville. Chacun est devant l'écran ou au bar, encore un match de foot. Quoiqu'il arrive, ce soir les klaxons vont retentir, encore une fois.