Ronces et épines s'écartent sous mes pas
Derrière les buissons les arbustes s'offrent à mon regard
Leurs bras tendus vers le ciel comme qui implore
Rameaux vigoureux couronnés de touches vert tendre
Les rayons soulignent d'or le bois sculpté par mère nature
Les ombres tissent en mystère exquis les ramures
Au centre de l'écrin se tient le fruit d'espérance
Carmin précieux dont le regard ne peut se détacher
En l'oubli de toute prudence je m'avance exalté
Seule l'envie s'impose et j'embrasse la suave saveur
Mes sens submergés se laissent entraîner
Ainsi croquai-je le fruit exquis
lundi 31 janvier 2011
dimanche 30 janvier 2011
Curiosité
Couleur, reflétée dans le miroir
Histoire, défilant sur les traits
Regards, qui se croisent parfois
Instinct, éclaireur de nos sens
Sanctuaire, né pour préserver
Territoire, inconnu mais fertile
Intimité, retrouvée dans le partage
Naissance, phénix reconquis
Espoirs, papillons dans la brise
Histoire, défilant sur les traits
Regards, qui se croisent parfois
Instinct, éclaireur de nos sens
Sanctuaire, né pour préserver
Territoire, inconnu mais fertile
Intimité, retrouvée dans le partage
Naissance, phénix reconquis
Espoirs, papillons dans la brise
mardi 1 décembre 2009
Fais-moi une place
Parfois la plume s'envole et le sens retombe, intact, sur les diaphanes ailes de notre compréhension. Mais quelquefois au contraire, c'est dans la concision ultime que se dessine la trame intemporelle. Et tel un orfèvre de la langue française, posés sur quelques notes, les mots peuvent enfin ciseler ce qui jamais ne meurt.
lundi 16 novembre 2009
De toi à moi
De moi à toi
De toi à moi
Deux mois à toi
Déjà à moi
Demi à toi
Deux toits amis
De mie à trois
Étroits amis
À demi en droit
En ce que l'âme lie
De toi à moi
Deux mois à toi
Déjà à moi
Demi à toi
Deux toits amis
De mie à trois
Étroits amis
À demi en droit
En ce que l'âme lie
vendredi 6 novembre 2009
Move ôde épars
Une lueur craintive, timide, pâlote
S'immisce dans la froide incertitude
Un nouveau jour se fait, moins rude
Laissant le passé comme une pelote
Le chemin glisse entre les pierres
Laissant à d'autres les écueils
Plutôt que stocker comme l'écureuil
Je m'en vais flâner le nez en l'air
Saisir l'incertain et vivre le rêve
Tendre la main vers l'impossible
Perdre l'immobilité paisible
Prendre une merveille, même brève
Un jour se lève et ce matin
Il n'y a plus deux, mais un chemin
Sans hésiter, saisir la chance
Et c'est à deux que l'on avance
S'immisce dans la froide incertitude
Un nouveau jour se fait, moins rude
Laissant le passé comme une pelote
Le chemin glisse entre les pierres
Laissant à d'autres les écueils
Plutôt que stocker comme l'écureuil
Je m'en vais flâner le nez en l'air
Saisir l'incertain et vivre le rêve
Tendre la main vers l'impossible
Perdre l'immobilité paisible
Prendre une merveille, même brève
Un jour se lève et ce matin
Il n'y a plus deux, mais un chemin
Sans hésiter, saisir la chance
Et c'est à deux que l'on avance
lundi 22 décembre 2008
Tendre vers... Tendre vert ?
Perfection. Aucun autre mot ne contient plus d'ennui.
Certaines choses n'ont de valeur que tant qu'elles restent hors d'atteinte.
L'utopiste a de cela de bon qu'il ne verra pas son monde s'écrouler sous le poids de ses rêves devenus réalité.
Attendez une date de pied ferme. Tuez l'instant.
Certaines choses n'ont de valeur que tant qu'elles restent hors d'atteinte.
L'utopiste a de cela de bon qu'il ne verra pas son monde s'écrouler sous le poids de ses rêves devenus réalité.
Attendez une date de pied ferme. Tuez l'instant.
mardi 9 décembre 2008
Volition
Petite pousse à peine nourrisson
Petite teigne aucune ignition
Regard de feu apporte frissons
Grille le peu dans sa perdition
Regarde-la grandir en toi cette phrase
Sens cette bulle amoindrir tes sens
Connais cette fièvre en qui tu te perds
Cours le danger enfuis-toi encore
Un sillon perfide qui trace tes pas
Une veine insipide qui te fend le bras
Dessine les rêves invente les songes
Le temps d'une trève repasse l'éponge
L'eau qui en descend de cette urne pleine
Un pion indolent vient prendre la reine
Et ce qui se tache finit par déteindre
L'effort se relâche en effort moindre
Ce qui court ainsi se perd en chemin
Une pensée futile qui rompt le raccord
S'allonge dans l'exil qui fut sa vertu
Et des yeux fusille le pâle inconnu
Cette silhouette seule à qui retenues
Tes promesses scellent le pacte ténu
Telle l'émanation de ton allégence
Au temps des futurs la moindre souffrance
Mais qui de ceux-là tant bien en beauté
Qu'en sagesse vienne enfin se hisser
Parmi ceux qui justes furent considérés
Viendras-tu au-delà à la fin te hisser ?
Petite teigne aucune ignition
Regard de feu apporte frissons
Grille le peu dans sa perdition
Regarde-la grandir en toi cette phrase
Sens cette bulle amoindrir tes sens
Connais cette fièvre en qui tu te perds
Cours le danger enfuis-toi encore
Un sillon perfide qui trace tes pas
Une veine insipide qui te fend le bras
Dessine les rêves invente les songes
Le temps d'une trève repasse l'éponge
L'eau qui en descend de cette urne pleine
Un pion indolent vient prendre la reine
Et ce qui se tache finit par déteindre
L'effort se relâche en effort moindre
Ce qui court ainsi se perd en chemin
Une pensée futile qui rompt le raccord
S'allonge dans l'exil qui fut sa vertu
Et des yeux fusille le pâle inconnu
Cette silhouette seule à qui retenues
Tes promesses scellent le pacte ténu
Telle l'émanation de ton allégence
Au temps des futurs la moindre souffrance
Mais qui de ceux-là tant bien en beauté
Qu'en sagesse vienne enfin se hisser
Parmi ceux qui justes furent considérés
Viendras-tu au-delà à la fin te hisser ?
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