dimanche 9 décembre 2012

Korea New Age

Tout est parti d'une publicité coréenne, dont la musique m'a plu. J'ai trouvé que c'est un certain Woody Pak qui l'avait composée.
Pas de chance, la musique en question a été composée expressément pour la pub, et donc n'existe pas en version intégrale. Mais je suis tombé sur cette autre musique vraiment sublime. La touche africaine côté percussions donne un côté bigarré très agréable.

mardi 13 novembre 2012

Sur le goût de la langue

Les digressions fragmentées ont cela de bon qu'elles mènent parfois à des sujets insoupçonnés et pourtant agréables auxquels songer.
Ce fut le cas il y a peu.

Le plaisir de manger est quelque chose de central pour moi, facette culturelle qu'on ne retrouve pas toujours hors de la France, où parfois l'on se nourrit plus qu'on ne mange.


Mais revenons à ce qui va suivre. Il va être question des cinq sens et de la part qu'ils prennent dans les plaisirs culinaires.
On les réduit bien souvent au seul sens du goût. Bien souvent et au détriment de tout ce qu'on peut capter si l'on y prête attention.

Pour être très précis, si je devais classer les cinq sens par ordre d'importance dès qu'il s'agit d'apprécier (dans tous les sens du terme) un repas ou un simple met, le goût se retrouverait à l'avant-dernière place.
Ce qui suit est un classement purement personnel (chacun possède sa sensibilité et les sens développés différemment) mais peut qui sait casser des idées toutes faites.


A qui reviendrait la 5ème place ?
C'est pour moi l'ouïe qui s'y trouve.
Pas tout à fait absente de l'art de la table, le son y tient quand même une place minime au regard des autres sens. Certains produits en ont tout de même fait leur particularité (crackers à grignoter, céréales, chocolat qui fait crunch...)

Le goût quant à lui se place en 4ème position.
Loin de capter tout ce qu'il y a à apprécier lorsqu'on mange, le goût se contente de faire sentir l'amertume, l'acidité... Tentez l'expérience de vous boucher le nez et vous comprendrez à quoi se réduit le goût. Le reste est en effet entièrement du fait de l'odorat, l'odeur remontant par les parois nasales.

En 3ème position se retrouve le toucher.
Si si, vous avez bien lu. Et je ne parle pas là du seul toucher avec les doigts et mains lors de la manipulation de la nourriture, mais également le toucher lié à la langue, à la bouche, à la gorge... Une peau de poulet bien grillée qui craque sous la dent donne une toute autre saveur.
Le croustillant n'est pas seul, une jelly bien anglaise, une huître ou la gélatine d'un pâté en croûte peuvent tout aussi bien être des éléments appréciés ou au contraire qui vont ruiner le plaisir de manger plus sûrement que quoi que ce soit d'autre. De même il est très dur d'apprécier une quelconque nourriture lorsqu'on a la gorge irritée, et manger peut devenir une corvée.
Dans une autre veine, certains aliments vont envoyer d'autres stimuli liés au toucher. Certaines personnes rencontrent des difficultés à manger des haricots verts peu cuits car ceux-ci vont produire un "grincement" aussi désagréable qu'un ongle qui crisse sur un tableau noir.

En 2ème position vient la vue.
Une vision révulsante aura pour effet de mettre l'estomac en boule (celui-ci étant particulièrement affecté par l'humeur de son propriétaire). Au contraire, la seule vision d'une image représentant un met apprécié fera saliver. Le plaisir des yeux a une importance certaine lorsqu'on mange, paradoxalement tout à la fois hautement estimé et pourtant facilement oublié. Que ce soit les formes, les couleurs ou l'agencement de différents éléments d'un plat, tout participe à la mise en état du corps et de l'esprit pour ce qui va suivre.

Et en 1ère position se trouve naturellement l'odorat.
Et là je suis unanime - oui : je ! - pour affirmer qu'il n'y a pas lieu d'intervertir cette position-ci.
Comme dit plus haut, une grande partie de ce que les gens appellent "le goût" provient en réalité de l'odorat par voie interne. Je pourrais m'étaler sur ce sens - y étant particulièrement sensible - mais je me contenterai de dire tout ce qu'il y a à savoir dessus lorsqu'on mange : c'est la première chose qui nous assaillit avant même de commencer à y goûter, et c'est la dernière qui nous quitte bien après qu'on ait quitté la table.

Pas toujours dans le bon côté, certes. Qui n'a jamais traîné une haleine d'ail pendant une journée entière...



Voilà c'est tout pour aujourd'hui - et c'est déjà pas mal comme dit le sage à son âne.
N'hésitez pas à donner votre avis sur la question, quels sens prennent pour vous le dessus. Je risque d'être intraitable pour l'odorat - je vous aurais prévenu - mais toute discussion est la bienvenue.

lundi 1 octobre 2012

mardi 28 août 2012

Le Viking qui fait du Bruit

Cela fait un bon bout de temps que j'ai publié cette analyse-commentaire en réponse à un billet écrit sur le film "Le Guerrier Silencieux" (titre original Valhalla Rising).
Je profite de la reprise de mon blog pour le ressortir de ma hotte.

Voici l'article sur lequel j'ai réagi à l'époque. Si vous lisez les commentaires, vous verrez vite que cela tourne au pseudo débat stérile avec d'un côté le groupe des "faux intellectuels" qui font remarquer qu'il faut avoir de la culture et être intelligent pour comprendre un tel film et l'apprécier, et de l'autre côté la caste des "anti-bobo autoproclamés" qui contrent en pointant du doigt qu'un tel film n'est pas divertissant et que seuls les coupeurs de cheveux en quatre vont parler de lui en bien pour s'élever au-dessus des autres.

Comme aucun des groupes ne voulait en démordre et que tous les deux avaient tort, je me suis lancé dans ce que je considère comme une analyse judicieuse et tempérée, loin des réactions à chaud pour s'entendre parler. En voici la retranscription :


Le problème c'est que la majorité des gens cherchent un sens à tout, et ont besoin que tout ait un sens, dans la vie comme dans les films. C'est d'ailleurs un thème qui revient ici : le besoin de croire en des dieux plutôt que de se dire que rien de tout ça n'a de sens et qu'on n'est que ballotés par les événements, la nature et les autres, dont les agissements nous resteront à jamais incompris.

Comme dit plus haut, la véritable erreur est la présentation médiatique. Le film est classé dans les films d'aventure et on s'attend à un film enchaînant les combats, ou à la limite à une sorte de peplum façon vicking. Ce qui n'est pas du tout le cas.
C'est justement le flottement de l'action, la suspension hors du temps qui permet de rendre ce film marquant, pour qui sait rentrer dedans. Ce qui je l'avoue n'est pas à la portée de tout le monde. Et ça n'a rien à voir avec le fait d'être cultivé ou intelligent, c'est une question de sensibilité et ça ça ne se discute pas.

Personnellement, j'ai réussi à y rentrer dans ce film. Peut-être que les conditions étaient là pour ça : je l'ai regardé après minuit, donc dans la pénombre, seul (pas de séance de discussion avec le voisin). De légères coupures pour aller boire un verre, grignoter etc ne m'ont pas empêché de reprendre le fil et de replonger dedans.
Et ce qui m'a marqué dans ce film, c'est le contraste apporté par le dénuement et la lenteur. Pas de milliers d'acteurs qui se succèdent devant la caméra. Ils se comptent même sur les doigts de la main. Du coup on tente d'appréhender un peu mieux chacun. Les deux principaux dans ce cas étant le Borgne et le gamin. On prête plus attention aux détails. A la boursoufflure de l'oeil borgne, dont on détourne le regard aux premiers moments du films, mais qu'à force d'insistance on se prendra à détailler sans vergogne. A l'absence d'émotions sur son visage, comme taillé dans la pierre. A sa lassitude, qui transparaît non pas dans ses traits mais dans ses gestes lents, mesurés, jamais plus qu'il ne lui faut. Chaque regard, chaque mouvement acquiert une importance toute autre que les pirouettes d'un James Bond, car justement il y en a peu.

Et le dénuement se poursuit. Beaucoup de brumes, des paysages vides mais grandioses. Une cage puis la liberté tour à tour, rendus aveugles puis retrouvant la vue. Une façon de dire "la liberté oui, mais pour en faire quoi ?"
Et là encore, une réponse formulée à haute voix : "pour bâtir une nouvelle Jérusalem". Encore une fois la religion qui se pose en bâtisseur de sens au milieu de ce qui n'en a aucun.

Dénuement sonore encore. Bien souvent seuls le rythme des pas et le souffle du vent criblent le silence. Je parlerais plus d'ambiance sonore que de musique, car celle-ci est presque absente. Les rares fois où on l'entend elle n'est là que pour expliciter l'ambiance de manière audible. les battements du coeur qui cogne devant la fatigue, la lassitude et la peur de l'inconnu. La montée de l'adrénalyne, ou de la panique jusqu'à un point de non-retour. Point ici de symphonie amenant aux larmes et à la sonorité patriotique permettant de s'identifier aux héros et d'inculquer un sentiment de fierté, d'appartenance.
Tout comme les images, le son est réduit au strict minimum, ce qui met le contraste et donne une toute autre importance à chaque son, chaque parole. Car les discussions sont rares et les mots comptés. Le héros lui-même ne décrochant jamais même un râle, un peu comme si son existence lui était déniée par son absence d'expression orale. La violence lorsque les regards ne suffisent plus devient sa seule forme de communication, le seul moyen d'exprimer ses conditions.

Notez que je parle de contraste et donc de mise en évidence des détails, qui prennent dès lors plus d'importance. Mais je ne parle pas d'acquisition de sens. Pour moi il est clair que le film tourne autour de l'idée même d'absence de sens dans la vie de ces êtres à la dérive. Et pour montrer ça il n'y a que la lumière crue et violente. Exit les rondeurs, l'adoucissement des traits, le maquillage des faits. Voilà selon moi l'essence de ce film.

Après quoi on pourrait dire qu'on tient presque un bout de scénario. Les réminiscences/visions du Borgne, accompagnées du titre du film et de la résonnance entre le début et la fin, tendent à mettre un léger lien mythologique. Cela n'en fait pas pour autant un scénario tel que le spectateur moyen se voit habitué, d'où le malaise de beaucoup de gens devant le film.
Je me souviens avoir moi-même regardé Jeanne d'Arc (de Luc Besson) il y a un moment. Et je m'étais fait la même réflexion que certains ici : le film ne m'avait pas touché, il n'y avait pas de véritable scénario, et je n'y voyais que de la violence gratuite.
A l'heure où la moindre série sensée être le reflet de la vie quotidienne ("Plus belle la vie" pour la nommer) devient le théâtre de tout un tas d'histoires plus complexes et abracadabrantes les unes que les autres, il n'est donc pas étonnant qu'un film tel que le Guerrier silencieux, dépouillé en diable, soit accueilli avec scepticisme et écoeurement.

Pour autant, quelqu'un d'averti gagnera toujours à essayer de le regarder. S'il n'accroche pas tant pis, mais l'expérience s'il accroche vaut le coup. J'ai lu au début des commentaires que c'est vers la fin qu'il y a un moment d'émotion qui peut happer. Quant à moi c'est très rapidement, vers le début, que j'ai été happé par l'ambiance, et je n'ai pas ressenti plus d'émotions particulières vers la fin. Il y a même une sorte de renoncement, de fatalisme qui s'opère en regardant le film, à l'unisson avec les "héros" du film.
Par contre si vous êtes de ceux qui cherchent inlassablement à donner un sens à tout, passez votre chemin, ce film n'est pas fait pour vous.

vendredi 24 août 2012

Voix à Double Sens

L'effet mère, ce père pétulant te ment.














L'éphémère se perpétue lentement.

mercredi 22 août 2012

Insomnie

Je suis comme le sommeil...



... paradoxal

mardi 21 août 2012

Qui de la poule ou de l'œuf

Hatred forged Humanity?
... or Humanity forged Hatred?


Break the Chains that keep on Petrifying your Thoughts.
Open your Mind, not only your Eyes.


Un climat de haine et intolérance sont le signe d'une régression sociale.
Keep that in mind. And work on it yourself.